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Les tendances disruptives de l’immobilier en 2017.

01/02/2017 14:59
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Découvrez les tendances disruptives qui marqueront le secteur de l’immobilier en 2017.

L’innovation dans l’immobilier est bien présente. L’impact du digital a déjà permis de révolutionner de nombreux secteurs de l’économie tels que les commerces, les transports, l’hôtellerie… Une révolution qui intervient aujourd’hui dans le secteur de l’immobilier sous lames de fonds technologiques (IoT, VR Réalité Virtuelle, Drones, FinTech…) comme sociologiques et politiques (désintermédiation, collaboratif, user experience…). Par ailleurs, les bâtiments sont désormais conçus avec une approche utilisateurs. Tout l’enjeu d’innovation pour les acteurs de l’immobilier consiste à réinventer leur approche et à penser l’immeuble de demain comme un Service. On parle alors d’immobilier serviciel. Cependant, toute la chaine de valeur est impactée, du développement à la commercialisation en passant par le financement, l’offre ou les services. Retour sur les tendances disruptives qui marqueront le secteur de l’immobilier en 2017.

L’exclusivité d’usage remise en question

L’expérience utilisateur conduit à réinventer les lieux. Il s’agit désormais de s’attarder sur ce que vient chercher l’utilisateur dans un immeuble, qu’il s’agisse d’un immeuble de bureaux, d’un commerce, d’un hôtel, d’un logement… Ainsi, l’immeuble de bureaux est aujourd’hui perçu comme un espace de rassemblement et de collaboration, les résidences étudiantes comme des lieux de réussite, les commerces et centres commerciaux comme des lieux d’expérience

Autant d’espaces qui deviennent hybrides et qui demandent à être animés, telle une communauté, notamment par le biais de services.

Par ailleurs, tous les lieux sont challengés par le digital. Ainsi, se déplacer dans un lieu n’est plus une obligation matérielle. Repenser l’immeuble de demain est donc une véritable nécessité.

Les bâtiments comme réponse émotionnelle

L’immeuble propose de nouvelles interfaces de conversation avec ses occupants à l’instar des conciergeries numériques ou des objets connectés.

Grâce à l’IoT, l’intelligence artificielle ou encore les Chatbots, l’immeuble va pouvoir à terme prédire et anticiper les besoins des utilisateurs.

Un futur déjà présent. Pour exemple, l’interface lumineuse Light Inn est capable de transmettre des indications spécifiques sur un espace, un bâtiment ou son environnement immédiat pour répondre aux besoins des utilisateurs. Une lumière bleutée peut par exemple indiquer l’arrivée de la pluie…

La collecte et l’analyse des données permettent une réponse toujours plus fine.

En route vers l’hyperpersonnalisation des espaces

L’expérience utilisateur d’un immeuble, est de plus en plus prise en compte. Ainsi, en matière de services, l’utilisateur attend tout à la fois des solutions hyper-personnalisées qui lui ressemblent, et qui s’adaptent à ses usages et besoins, mais aussi plus de choix.

Les métiers de l’immobilier riment alors avec extension et diversification. La notion de cœur de métier a tendance à disparaître avec la prise en compte des attentes utilisateurs et le développement des services. Tout comme les GAFAS (Google, Apple, Facebook, Amazon) les acteurs de l’immobilier offriront toute une palette de métiers afin de fournir à leurs utilisateurs une expérience complète.

Par ailleurs, les services se développent pour mesurer les taux d’occupation des espaces de travail, l’usage avéré des solutions d’aménagement apportées, la réduction des nuisances sonores… Très impacté, le Property Manager (PM) endosse ainsi un rôle plus complet. Il permet de faciliter la vie au sein des immeubles par la mise en place de services et leur gestion en temps réel dans le but d’assurer bien-être et performance aux occupants. C’est un vrai créateur de valeur.

La mixité des usages du bâtiment, apparaît également comme une réponse, car elle permet d’apporter de multiples services à l’immeuble et aux occupants.

>>> Découvrir la cartographie des services aux occupants

Un accès aux services simplifié

La transformation digitale de l’immobilier d’entreprise met en exergue l’importance des données d’usages et la monétisation de celles-ci. Ces données sont pour la plupart issues des capteurs intégrés dans les immeubles, ou mobiles, au travers des smartphones des utilisateurs. Elles permettent de déterminer à quelle heure et pour quel usage, les services mis à disposition sont utilisés. Cela permet d’ajuster les ressources, d’améliorer la qualité du service et l’expérience utilisateur, de mutualiser des ressources, de gérer les accès, de baisser les charges immobilières…

De plus, il devient désormais possible grâce au digital, d’inter-opérer un immeuble à un autre, et d’offrir aux occupants l’accès à des services ou des espaces qui se situent dans d’autres immeubles.

Demain de multiples enjeux se posent pour enrichir la donnée d’usage en tenant compte de l’environnement, pour monétiser la donnée ou encore pour commercialiser et valoriser autrement les actifs.

Une nouvelle vision du HQE

De Haute Qualité Environnementale à Haute Qualité d’Expérience, le bâtiment est véritablement centré sur l’utilisateur.

Cela repose sur 4 piliers qui sont :

  • la fluidité des espaces, qui favorise le nomadisme en entreprise
  • l’hybridité des lieux : s’inspirant du coworking, les bâtiments sont collectifs et mixent particulier et collectif. Ils permettent de réintroduire des espaces de vie communautaires.
  • l’APIfication des espaces : le bâtiment est vu comme une ressource programmable
  • L’adaptabilité des espaces : l’immeuble s’adapte aux usages des occupants et reprogramme en temps réel.

Une autre vision de l’Utilisateur

A nouveaux usages, nouveaux acteurs. Avec le développement du Smart Building (bâtiment intelligent) et de l’IoT (Internet of Things), l’utilisateur devient producteur de data et intervient dans la chaîne de valeur. Il permet d’améliorer l’intelligence du bâtiment.

Aussi, les immeubles laissent apparaître un nouvel occupant : un habitant usager, consommateur et producteur de données.

Une autre vision du rapport à la propriété

Le rapport à la propriété et l’usage a évolué considérablement au cours de ces dernières années, en particulier pour les nouvelles générations. Un fait avéré pour les biens de consommation, mais aussi pour l’immobilier. Aussi, les espaces sont perçus en terme d’usages : un bureau pour travailler, un appartement neuf pour vivre… même si certains lieux sont multi-usages.

Par ailleurs, face à la cherté du foncier, dissocier sa propriété de son usage est une solution de plus en plus plébiscitée. Certains produits immobiliers, à l’instar des SCPI ou OPCI remportent de plus en plus l’adhésion.

Mutualisation et partage

La réversibilité des immeubles est aujourd’hui monnaie courante dans l’immobilier. Si un même immeuble peut accueillir différentes typologies d’espaces (privés/publics, bureaux/logements/commerces/hôtels…), un même espace peut avoir selon les heures du jour et de la nuit un usage différent. Pour exemple, une place de parking peut être utilisée tour à tour par les locataires ou les propriétaires d’un immeuble. C’est également le cas des jardins partagés, des conciergeries… La mutualisation est de mise.

 

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www.limmobilierdunmondequichange.fr/les-tendances-disruptives-de-l-immobilier-en-2017/ - 27-05-2017
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