Actualité

Architecture

Local commercial

Penser la ville

Les tendances de l’immobilier commercial : focus centres-villes

20/06/2017 15:08
Imprimer  |  Ajouter aux favoris

Sur le marché de l’immobilier commercial dans les centres-villes en France, les valeurs « prime » ont plutôt tendance à se maintenir/renforcer alors que les autres emplacements, en particulier dans les villes moyennes, ont tendance à stagner, voire à baisser. C’est le constat que fait BNP Paribas Real Estate Transaction. Dans ce contexte, le développement des pop-up store, et les mouvements de réhabilitation de grands bâtiments ou d’immeubles historiques, représentent de formidables opportunités pour les enseignes en recherche de locaux en location ou en acquisition.

 

Les rues « prime » des centres-villes attirent toujours les enseignes

Les artères « prime » attirent les enseignes nationales ou internationales. Par ailleurs, on aurait pu penser que le fort développement du e-commerce - le marché français devrait dépasser les 100 milliards d’euros d’ici à 2020 – allait faire de l’ombre au développement de magasins physiques. Mais c’est le contraire qui se produit. Car les distributeurs s’engagent désormais dans des stratégies commerciales globales qui misent sur une complémentarité du commerce online et physique. On observe alors des mouvements importants d’investissements dans les centres commerciaux et les pieds d’immeubles.

 

Opportunités d’investissements commerciaux : quels types de locaux ?

Deux tendances ont le vent en poupe dans les centres villes : les pop-up store et la réhabilitation d’immeubles anciens ou historiques.

Les pop-up stores ou magasins éphémères

Les pop-up stores sont des boutiques qui ouvrent pour une période limitée dans le temps. Le principe est né dans les années 2000 aux Etats Unis, s’est développé à Berlin en 2004, et se poursuit depuis dans toute l’Europe. Il offre de nombreux avantages aux commerçants. Il permet notamment de :

  • Gagner en visibilité : le coté éphémère attire et fait parler de lui, notamment dans les médias ;
  • Réaliser un pré-lancement de produit : pour les enseignes qui souhaitent tester un nouveau produit, c’est un moyen flexible d’évaluer son succès avant de d’industrialiser sa production ;
  • Faire des économies : car l’investissement est inférieur à celui nécessaire pour l’ouverture de magasins physiques ;
  • Renforcer la relation client : pour les e-commerçants qui souhaitent rencontrer leurs publics de manière ponctuelle ;
  • Se faire connaitre : les commerçants implantés en zone péri-urbaines peuvent rencontrer de nouveaux publics en centre-ville.

Pour ces raisons, de nombreuses initiatives de pop-up store se sont multipliées en centre-ville ces dernières années. A Paris par exemple, Monoprix, Ikea Foods (baptisé Mums), et Heineken (The Substore) se sont temporairement installés dans le quartier du Marais, Biocoop à Château d’eau dans le 10ème arrondissement, Amazon dans le centre commercial des Quatre-Temps à la Défense (92), Habitat dans le centre commercial Passy-Plaza dans le 16ème arrondissement, leboncoin dans le 1er arrondissement, etc.

A noter cependant que toutes les typologies d’enseignes et de marques ont aujourd’hui adopté ce concept.

 

La réhabilitation de grands bâtiments ou immeubles historiques

Ces lieux désaffectés ou inutilisés, situés en centre-ville, offrent de vastes espaces au cachet parfois inédit, où tout peut être réinventé et imaginé. Pour les grands bâtiments, on trouve en France de nombreux exemples :

  • Le Grand Hôtel Dieu à Lyon, ancien hôpital fondé au XIIème siècle, où 17 000 m² d’espaces sont aujourd’hui dédiés aux commerces. De nombreux concepts stores et enseignes internationales peuvent déjà s’y installer, à l’instar des boutiques PM., BeefHouse, Fragonard Parfumerie, Vatel Gourmet, et Wagamama qui y ont déjà élu domicile.
  • La Halle Boca à Bordeaux, qui fait partie du quartier Euratlantique. L’ancien abattoir s’inspire du fameux quartier de Buenos Aires et proposera prochainement un espace de 6 767 m² dédiés à une halle alimentaire, à des commerces de bouche, et à des services pratiques en pied d’immeuble.
  • Les Docks de Marseille, au cœur du quartier d’affaires Euroméditerranée, l’ensemble industriel du XIXème siècle a été transformé en marché couvert suite à une complète rénovation des 15 000 m² de ses parties basses et hautes du rez-de-chaussée. Il accueille aujourd’hui une soixantaine de commerçants indépendants.
  • L’ancien hôtel particulier, cinéma, puis siège de compagnie aérienne situé au 23 de l’avenue des Champs Elysées à Paris a été entièrement rénové et réaménagé par l’enseigne américaine Abercrombie & Fitch. Aujourd’hui ce sont 2 000 m² qui s’étalent sur quatre étages.
  • Uniqlo s’est installé sur l’avenue des Francs bourgeois à Paris, où elle a réhabilité l’ancienne usine de la Société des cendres construite au milieu du XIXème siècle.

On pourrait encore citer de nombreuses autres offres en cours de développement sur Paris : les 46 000 m² du centre commercial Gaité, le doublement de la surface marchande de la gare Montparnasse, l’ouverture de 30 000 m² de commerces à la Gare d’Austerlitz, ou encore le centre commercial de 20 000 m² Vill’up à la Villette.

Autres articles susceptibles de vous intéresser :

Imprimer  |  Ajouter aux favoris

Réagissez !

Ajouter un commentaire 0 commentaire
  • Aucun commentaire

Laisser un commentaire

www.limmobilierdunmondequichange.fr/tendances-de-limmobilier-commercial-focus-centres-villes/ - 26-09-2017
L'immobilier d'un monde qui change, site édité par BNP Paribas Real Estate