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Agriculture urbaine : la ville, potager du futur?

26/08/2013 01:08
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agriculture urbaineHerbes aromatiques dans la cuisine, pieds de tomates sur le balcon, jardins partagés… Cultiver quelques plantes chez soi, même si l’on habite en ville, est devenu courant. Mais quand des architectes et designers se penchent sur l’agriculture en milieu urbain, le projet prend immédiatement une nouvelle ampleur : permettre la production de nourriture en ville. Carrot City, une exposition itinérante, donne des exemples d’initiatives d’agriculture urbaine réalisées dans le monde entier.

Les déserts alimentaires des villes

A l’origine, la nourriture était produite localement ou régionalement mais avec le développement de l’agriculture, des transports et des technologies de préservation des aliments, la distance entre la zone de production et celle de consommation a considérablement augmenté. Aux conséquences écologiques (dangers de l’agriculture intensive, énergie consommée par les transports et pollution causée par l’ensemble) s’ajoute la question de la qualité de la nourriture disponible en milieu urbain mais aussi de la possibilité de nourrir la population urbaine, en cas de crise par exemple. Les zones urbaines sont en effet devenues des déserts alimentaires, dépendantes de la production d’autres zones.

Imbriquer l’urbain et l’agricole : un nouveau défi ?

Les architectes, designers et ingénieurs se sont donc penchés sur ces problématiques d’approvisionnement afin de réintégrer l’agriculture à la ville. L’exposition itinérante Carrot City présente les possibilités d’agriculture urbaine, tant verticalement qu’horizontalement, avec des exemples de projets ou réalisations dont l’objectif est de rendre les villes auto-suffisantes en nourriture. On y découvre ainsi l’agriculture vivrière mise en place dans des bidonvilles de Rosario (Argentine) ou encore le projet Ravine City, à Toronto. En mêlant fermes et habitations dans un même bâtiment, ce projet, « de système urbain d’habitations et de jardins collectifs relié aux ravines et rivières de Toronto »[1] devrait permettre d’atteindre l’autosuffisance. Des bâtiments produisent de l’énergie solaire et éolienne, d’autres sont des fermes urbaines, des réservoirs d’eaux pluviales ou des systèmes de traitement des eaux. Tous travaillent en synergie pour permettre un véritable système d’agriculture en ville. Ambitieux et futuristes ou réalistes et déjà à l’essai, ces projets se multiplient pour faire des zones urbaines et péri-urbaines des lieux de production de nourriture et permettre ainsi de « reconnecter les villes à leur système de nourriture »[2]. L’agriculture urbaine, tout comme les projets de smart cities, villes énergétiquement durables, fait partie de ces projets innovants qui dessinent peut-être le visage des villes de demain.

 
[1] http://www.ryerson.ca/carrotcity/board_pages/city/ravine_city.html
[2] http://www.ryerson.ca/carrotcity/
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