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Big Data, Small Data, Smart Data, Open Data : définitions et nouveaux enjeux pour l’immobilier

24/05/2017 18:53
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L'immeuble tertiaire d'aujourd'hui ne se conçoit plus comme une construction isolée. Il est structuré de manière contextuelle et globale de sorte à interagir avec son environnement. Le bâtiment est désormais intelligent, générant un flux massif de données qu'il conviendra de traiter pour les rendre exploitables. Mais le Smart Building repose également sur la capacité à recevoir et à valoriser des données issues de l'Open Data. Quant à l'utilisation de ces données, quelles nouvelles perspectives réservent-t-elles au secteur de l'immobilier ? Décryptage du vocabulaire des données numériques et point sur la data dans l'immobilier.

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Big, small, open, smart data : le vocabulaire de la data

L'humanité génère quotidiennement près de 3 trillions d’octets d'informations numériques. On parle alors de méga données ou de Big Data. Ce volume de données, véritablement vertigineux, comprend des informations générées par l'homme (textos, emails, navigations Internet, cookies, tweets etc...) mais également par des capteurs (sondes météorologiques, GPS etc).

Dans leur forme brute, ces données n'ont a priori pas grand intérêt... sauf pour les Data-Scientists dont la mission est de traiter ces informations pour les rendre exploitables. Valorisées et lisibles, ces données deviennent alors « smart » : c'est le Smart Data.

Par opposition au Big Data, il existe cependant des données dont la lecture et la compréhension ne nécessitent pas de recourir à des outils d'analyse complexes. C'est le cas par exemple pour une entreprise qui détient des informations sur ses clients, telles que les noms, adresses ou numéros de téléphone. Le volume limité et le format simple de ces informations les rendent quasi immédiatement accessibles, compréhensibles et exploitables. C'est le Small Data.

Enfin, l'Open Data qui désigne l'ensemble des données numériques auxquelles tout le monde peut accéder, exploiter ou partager.

Les administrations publiques mais également des associations ou des entreprises proposent ainsi l'accès à ces informations sans aucune contraintes techniques, juridiques ou financières.

L'Open Data s'appuie sur 3 critères majeurs qui permettent l'interopérabilité : disponibilité et accès, réutilisation et redistribution et enfin participation universelle. L'intérêt même de l'Open Data repose donc sur la capacité de ces données à être normées, exploitables et comprises par des systèmes divers et variés.

 

La data dans l'immobilier : où en sommes-nous ?

Le Smart Building repose sur l’intégration de solutions de gestion et d'optimisation de la performance énergétique d'un bâtiment. La valorisation de ces données vise également à optimiser le confort et la sécurité des utilisateurs de l'immeuble.

Pour être véritablement smart, l'immeuble doit tendre vers une interopérabilité maximale entre les données liées à consommation d'énergie (état des dépenses, énergie produite), les données émises et captées par les IoT des utilisateurs de l'immeuble (taux d'occupation des bureaux par exemple) ou autres capteurs et la data en provenance des systèmes de distribution électriques intelligents ou de l'Open Data. Certaines villes ou Smart Cities telles que Paris ou Lyon ont en effet ouvert l'accès à leurs données.

 

>>> Immeuble de bureau et gestion de la data : quelles données pour quelles utilisations ?

 

De nombreux domaines sont concernés par l'ouverture de ces données publiques, depuis les transports, en passant par l’énergie. Mais au-delà du Smart Building, l'Open Data offre par ailleurs de belles perspectives notamment pour les investisseurs et les entreprises à la recherche de bureaux à louer ou à vendre.

En effet, les données publiques pourront être traitées et valorisées par les professionnels de l'immobilier pour enrichir les informations liées, par exemple, à l'environnement urbain du programme tertiaire.

L'entreprise qui prospecte pour acheter ou louer des bureaux à Bordeaux ou à Lyon pourra obtenir toutes les informations, mises à jour en temps réel, concernant le tissu économique (typologies des entreprises, chiffre d'affaires moyen), la performance du réseau de transport, les loyers médians/m², le prix/m² des surfaces tertiaires de tel ou tel quartier d'affaires lyonnais.

Le challenge consiste désormais à être capable de digérer ces données issues de l'Open Data pour en extraire des informations pertinentes et utiles à un projet d'investissement immobilier.

Reste par ailleurs à éclaircir la question juridique. En effet, si l'administration fiscale ouvre ses données foncières (fichier des hypothèques notamment) selon l'article 24 de la loi République Numérique, quid de l'anonymisation de ces données ?

 

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www.limmobilierdunmondequichange.fr/big-data-small-data-smart-data-open-data-definitions-et-nouveaux-enjeux-pour-limmobilier/ - 24-01-2019
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