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Développement durable et RSE

Enquête « Ma Ville de Demain » : les étudiants veulent une ville durable

11/05/2015 12:08
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Infographie Ma Ville de Demain

Entretien avec Ingrid Nappi-Choulet, professeur-chercheur à l'ESSEC et titulaire de la Chaire Immobilier et Développement Durable. Ingrid Nappi-Choulet a réalisé l'enquête « Ma Ville de Demain » auprès de 1000 étudiants.

Quelle conclusion tirez-vous de votre enquête « Ma Ville de Demain » auprès des étudiants ?

On peut retenir de cette enquête 3 résultats essentiels.

- D’abord, la conception de la ville intelligente par les étudiants va à rebours des idées reçues : 62 % d’entre eux la définissent comme une ville durable, en harmonie avec son environnement naturel, tandis qu’elle n’est une ville technologique et ultra-connectée que pour 19 % d’entre eux. Ce résultat invite à nuancer la définition « classique » de la smart city, celle d’une ville où l’omniprésence de la big data permet une gestion optimale des flux et des réseaux.

- Ensuite, l’attrait persistant des étudiants pour les grandes métropoles se révèle sans contradiction avec leur souhait de vivre dans une ville verte. A leurs yeux, en dépit de leur densité, ces métropoles doivent veiller à préserver la nature en leur sein, à leur pourtour et même sur les bâtiments.

- Enfin, l’enquête révèle un attrait en demi-teinte pour le quotidien à distance. Alors que le numérique rend désormais possible d’étudier, de travailler et de faire ses courses depuis chez soi, moins d’un quart des étudiants imaginent se livrer à ces activités depuis leur domicile. Dans ces conditions, et puisqu’ils préfèrent majoritairement « pratiquer la ville », il est d’autant plus important que cette dernière soit vigilante sur la question du bien-être des citadins.

Les étudiants semblent toujours fortement attirés par les grandes villes. Est-ce un signe de désintérêt pour les questions environnementales ?

Les grandes villes demeurent en effet attractives comme lieux de vie et d’emploi. Un résultat contraire aurait été très étonnant, surtout parmi un échantillon aussi jeune (21 ans en moyenne). Cela dit, les étudiants demeurent convaincus que métropole et prise en compte des enjeux environnementaux ne sont pas deux notions contradictoires, ce dont notre enquête atteste. Ils pourraient par exemple refuser un emploi dans une ville à 54 % si l’air y est de mauvaise qualité.

Grâce à la conjugaison du volontarisme des collectivités locales, d’une demande citoyenne forte et de la sensibilité croissante des entreprises à ces enjeux, vivre dans une grande ville ne signifie pas être coupé de la nature, même si cette dernière doit être « adaptée » à un environnement urbain. Singapour, par exemple, s’individualise comme l’exemple-même de la ville dense et verticale qui, malgré le manque de foncier disponible, mène des projets innovants pour faire honneur à son surnom, celui de « cité-jardin ».

 

Retrouvez l'interview de Ingrid Nappi-Choulet sur le sujet de l'immobilier d'entreprise et du développement durable.

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www.limmobilierdunmondequichange.fr/enquete-ville-demain-etudiants-ville-durable/ - 15-09-2019
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